« La pause toilettes, l’autre épreuve du marathon », ce n’est pas nous qui le disons, c’est le journal l’Équipe, qui titre un article de cette façon à deux jours du célèbre marathon de Paris.
Attends, est-ce que ça voudrait dire que, tu t’entraînes pendant des mois, tu prépares ton cardio, tes jambes, ton mental, ton alimentation, et que tous tes efforts pourraient être foutus en l’air à cause d’une pause pipi rapide impossible ?
Ok, cette perspective nous paraît insensée ! Le marathon, serait aussi une course… contre notre vessie ? Non merci !
Sur le papier, tout le monde part égal. Même distance, même ligne de départ, même chrono. En réalité, on est loin d’être égaux quand il s’agit de faire la pause technique, avant pendant et après les 42,195 kilomètres. Il y a ceux qui peuvent s’arrêter 20 secondes derrière un arbre. Et celles qui doivent faire la queue 10 minutes pour une cabine. Et le choix des pronoms dans la phrase précédente est volontaire.
Ce n’est pas un détail. Non. Ce sont des minutes. Une perf. Une expérience.
Pascal Silvestre l’écrit ainsi dans l’Équipe, « Un sanitaire pour cinquante personnes : c'est généralement le ratio conseillé aux organisateurs d'événements en plein air. Mais le marathon présente un double challenge en raison de la nécessité pour les concurrents de vider leur intestin et leur vessie avant d'entamer leur effort ainsi que de l'étendue du territoire à couvrir ». Les participants et les participantes ont donc souvent le choix entre attendre plusieurs minutes devant des cabines ou alors aller dans la nature aux alentours. Un coureur nommé Marco, interrogé dans l’article dit donc, « Uriner le long d'un parcours fait perdre une vingtaine de secondes. Il vaut mieux attendre d'avoir vraiment envie et ensuite se planquer. Perso, j'ai pissé un peu partout sans trop me poser de question ». Et en lisant ça, on a envie de dire : il a bien de la chance Marco ! Car doté d’un pénis, faire pipi ne lui prend que quelques secondes en bord de parcours.
Heu, les ami·es de l’Équipe et autres coureur·ses, est-ce qu’on ne penserait pas aux femmes et minorités de genre pour qui cette option n’en est pas vraiment une ? Ou alors, plutôt mal vécue si elle se présente.
Le marathon, vraiment « égalitaire » ?
On parle de ce sujet car ce dimanche 12 avril se tient le marathon de Paris. Mais la course organisée dans la capitale n’est pas la seule à présenter ce problème. Sur certaines courses, la situation devient carrément absurde. Au marathon de Chicago par exemple, une vidéo montrant des dizaines de coureurs en train d’uriner sur le bord de la route, faute de toilettes disponibles est même devenue virale. Le surnom donné par les internautes ? « le pee-athon ». Well.
Côté femmes et minorités de genre ? On fait comment exactement ?
Spoiler : pas pareil. Parce que dans la vraie vie, tu ne peux pas « juste te retourner », tu ne peux pas improviser, tu ne peux pas aller aussi vite (à priori).
Résultat : tu attends, tu stresses, tu perds du temps ou tu te retiens (mauvaise idée). Et là, la course déjà difficile devient une toute autre course. Une course logistique, une course d’accès ou une course d’options. Super, 42,195 km en courant ne suffisaient pas ?
Un problème qui ne date pas d’hier
Le sujet n’est pourtant pas nouveau. Il est juste rarement dit. Mais parfois, ça déborde. Littéralement. Lors du marathon de Londres en 2005, la légende du running Paula Radcliffe s’est arrêtée en pleine course pour faire ses besoins sur le côté de la route, en direct à la télévision. Son explication, simple : « J’avais besoin d’y aller ». Ultra révélateur. Même au plus haut niveau, le corps gagne toujours. Et les infrastructures sont insuffisantes.
Sur le marathon de Londres, une participante racontait, « Je voyais les gars passer sans attendre et je me disais : pourquoi pas nous ? » Et c’est exactement ça le problème. Il n’est pas biologique, il est structurel.
Marathons, festivals, concerts : même galère
Ce que tu vois sur un marathon est juste une version condensée du réel.
Partout nous voyons des files d’attente interminables, des infrastructures pensées pour d’autres usages et des femmes qui s’adaptent.
Sauf quand parfois… oh stupeur : certain·es organisateur·ices se saisissent du problème et proposent des « innovations ». À Londres toujours, des urinoirs féminins ont ainsi été testés. Résultat : jusqu’à 2,7 fois plus rapides que les toilettes classiques. Oui, tu as bien lu. Une solution qui change tout.
Le vrai problème : un monde pensé sans certaines contraintes
Qu’on se le dise, ce n’est pas ton corps le problème. C’est les infrastructures autour. Les toilettes publiques, les événements, les parcours sont pensés d’abord pour la rapidité masculine et pas du tout pour la réalité des autres corps.
Résultat, on court tous et toutes la même course mais pas avec les mêmes règles du jeu.
Et si, au lieu d’attendre que le monde s’adapte…on récupérait du pouvoir maintenant ? Au risque de ramener notre fraise, c’est quand même là qu’on peut penser à l’usage de Toki. On dit ça, on dit rien !
Pas comme une révolution spectaculaire. Mais comme un hack très simple.
Toki sur un marathon ça donnerait quoi du coup ?
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Tu ne perds pas 10 minutes ;
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Tu ne paniques pas au départ ;
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Tu ne bois pas moins “au cas où” ;
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Tu cours vraiment ta course. Et c’est déjà bien courageux !
Car avec Toki, tu fais pipi debout, en quelques secondes, sans être obligé.e d’aller dans une cabine, sans fil, sans stress.
Le vrai luxe ? Ne plus y penser
Aujourd’hui, beaucoup d’hommes courent sans trop réfléchir à leur pause pipi. Ils savent qu’ils trouveront une solution, rapide, simple, immédiate. Et le vrai luxe, c’est ça. Ne pas anticiper. Ne pas stresser. Ne pas calculer.
La vraie égalité est donc ici. Pas juste courir la même distance mais avoir les mêmes options, le même temps, la même liberté. Parce que courir un marathon, c’est déjà difficile.
Et que c’est Julie, interviewée dans l’Équipe qui a raison, « C'est beaucoup plus galère pour les femmes. Quand j'ai commencé à courir des marathons, il me semblait impensable de faire pipi derrière un arbre. Mais il est tout aussi impensable de faire la queue devant un sanitaire lorsque l'on a préparé une course pendant des mois ».
Alors, et si on changeait la façon dont on fait pipi pour gagner quelques minutes ?